| Résumé | Avec la baisse de disponibilité de sols arables, la luzerne (une fourragère largement cultivée et à faibles intrants) est maintenant utilisée sur des terres salines pour produire de la biomasse à faible coût. Dans ce travail, deux nouvelles populations nord-américaines en cours de sélection et tolérantes à la salinité ainsi qu’une population de l’ouest canadien plus sensible à la salinité ont été cultivées en conditions hydroponiques de stress salin pour comparer leurs profils de composition minérale et transcriptomiques. Les trois populations ont accumulé deux fois plus de sodium chez les racines que chez les tiges, en fonction de la conductivité électrique accrue. Au moins 50 % des gènes différentiellement exprimés (p < 0,05) étaient plus faiblement exprimés au sein de la population sensible cultivée en conditions de salinité élevée, tandis que l’expression de ceux-ci restait inchangée chez les populations tolérantes. En particulier, la plupart des réductions d’abondance des transcrits chez la population sensible ont été observées pour des gènes codant pour des composantes structurales de la paroi cellulaire, des lipides, le métabolisme secondaire, les hormones auxine et éthylène, le développement, le transport, la signalisation, le choc thermique, la protéolyse, les réponses de défense, le stress abiotique, la maturation des ARN et le métabolisme des protéines. La diversité des transcrits codant pour des facteurs de transcription ou provenant de gènes impliqués dans la modification ou la dégradation des protéines était plus largement affectée chez la population tolérante CW064027 que chez la population tolérante Bridgeview et la population sensible Rangelander, tandis que les deux populations tolérantes présentaient une surexpression plus marquée de gènes impliqués dans l’état redox ainsi que des transcrits B-ZIP. Ce travail rapporte pour la première fois l’emploi de génotypes composites à titre de réplicats pour comparer les transcriptomes au sein de populations allofécondées de luzerne. |
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